Questions économiques et sociales

Samedi 1 décembre 2007
La réponse de Nicolas Sarkozy à un drame humain
et social : « la voyoucratie »

Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce la compassion à deux vitesses du président de la
République sur le décès de Mohsin Sehhouli,15 ans, et Lakamy Samoura, 16 ans à Villiers -le –Bel.
« On est passé à deux doigts d’un drame », a déclaré Nicolas Sarkozy lors de son interview
télévisée.
Il n’est pas tolérable que le décès de deux jeunes et les violences urbaines qui lui ont
succédé ne soient pas déjà considérés comme un drame en soi. Et contrairement à ce que
peut déclarer Nicolas Sarkozy, les évènements de ces derniers jours à Villiers-le-bel se déroulent
dans un contexte fort, qui n’a pas changé depuis 2005 : celui d’une profonde crise sociale et
démocratique dans les quartiers. Or encore une fois, et face à une situation dramatique, la
seule réponse apportée par le président reste la stigmatisation et la poursuite d’une méthode
qui fait preuve depuis 5 ans de sa totale inefficacité.
Alors qu’en novembre 2005, Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur avait pointé du doigt la
« racaille » lors des violences urbaines, c’est maintenant la « voyoucratie » qu’il dénonce.
Alors que des citoyens sont en proie à un vrai malaise social, que des policiers sont gravement
blessés et que la situation des banlieues ne fait qu’empirer, le gouvernement continue à foncer tête
baissée.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes condamne les violences contre les policiers et la
dégradation des biens dans les quartiers.
Mais au delà de ces évènements, c’est bien aux causes profondes des problèmes des
quartiers qu’il faut s’attaquer : l’insécurité, certes, mais aussi le mal-logement, le
chômage, la précarité, l’échec scolaire et les discriminations.
Par secrétariat national
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Samedi 1 décembre 2007
Pouvoir d’achat : la chiraquisation de Sarkozy


Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce les « mesurettes » de Nicolas Sarkozy pour faire
face à la baisse du pouvoir d’achat. Fidèle à la pratique de son prédécesseur, le Président de la
République a fait beaucoup d’annonces, mais on peut d’ores et déjà dire qu’elles auront peu de
résultats.
Aujourd’hui les plus touchés par la précarisation du travail : les jeunes, les femmes, les
ouvriers sont les premières victimes de la baisse du pouvoir d’achat.
Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et de fortes disparités existent. Car si la France
occupe le 14e rang européen du salaire médian, elle est au premier rang pour les salaires des
cadres dirigeants. Pour augmenter le pouvoir d’achat du plus grand nombre, il faut certes lutter
contre la précarité mais aussi revaloriser les minimas sociaux, et s’attaquer plus sérieusement au
chômage.
Pour Nicolas Sarkozy, l’augmentation du pouvoir d’achat ne passe pas par
l’augmentation des salaires : tout juste concède-t-il une « monétisation » des RTT qui existe
plus ou moins, et une remise à plat très floue des exonérations de cotisation sociale.
Maintenant, c’est clair, seuls ceux qui voudront faire des heures supplémentaires
pourront espérer augmenter leur salaire. Encore faut-il qu’ils en aient la possibilité…
Les Français ne sont pas dupes, on leur refait le coup du « travailler plus pour gagner
plus ».
Le Mouvement des Jeunes Socialistes considère que le problème du pouvoir d’achat se règle avant
tout par une augmentation des salaires et une répartition plus juste des richesses dans ce pays.
Pour nous, agir sur le pouvoir d’achat, c’est aussi agir sur les dépenses incompressibles :
loyer, électricité, gaz, alimentation, santé. C’est pour cette raison qu’il est indispensable
de se donner les moyens d’agir sur les niveaux des prix de l’énergie et des besoins de
base, au lieu de se contenter d’annoncer une « discussion » avec la grande distribution.
Mesures inefficaces, mesures déjà existantes : sur le pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy nous a fait
du grand Chirac.
En matière de pouvoir d’achat, la droite a offert le paquet fiscal aux plus riches dès cet été. Pour la
grande majorité des Françaises et des Français, Nicolas Sarkozy ne propose que des miettes.
La « révolution » risque fort de faire « pschit »…
Par secrétariat national
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