La réponse de Nicolas Sarkozy à un drame humain
et social : « la voyoucratie »
Le Mouvement des Jeunes Socialistes dénonce la compassion à deux vitesses du président de la
République sur le décès de Mohsin Sehhouli,15 ans, et Lakamy Samoura, 16 ans à Villiers -le –Bel.
« On est passé à deux doigts d’un drame », a déclaré Nicolas Sarkozy lors de son interview
télévisée.
Il n’est pas tolérable que le décès de deux jeunes et les violences urbaines qui lui ont
succédé ne soient pas déjà considérés comme un drame en soi. Et contrairement à ce que
peut déclarer Nicolas Sarkozy, les évènements de ces derniers jours à Villiers-le-bel se déroulent
dans un contexte fort, qui n’a pas changé depuis 2005 : celui d’une profonde crise sociale et
démocratique dans les quartiers. Or encore une fois, et face à une situation dramatique, la
seule réponse apportée par le président reste la stigmatisation et la poursuite d’une méthode
qui fait preuve depuis 5 ans de sa totale inefficacité.
Alors qu’en novembre 2005, Nicolas Sarkozy, ministre de l’intérieur avait pointé du doigt la
« racaille » lors des violences urbaines, c’est maintenant la « voyoucratie » qu’il dénonce.
Alors que des citoyens sont en proie à un vrai malaise social, que des policiers sont gravement
blessés et que la situation des banlieues ne fait qu’empirer, le gouvernement continue à foncer tête
baissée.
Le Mouvement des Jeunes Socialistes condamne les violences contre les policiers et la
dégradation des biens dans les quartiers.
Mais au delà de ces évènements, c’est bien aux causes profondes des problèmes des
quartiers qu’il faut s’attaquer : l’insécurité, certes, mais aussi le mal-logement, le
chômage, la précarité, l’échec scolaire et les discriminations.
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